Entre Frozen, Static Sift, Piatella ou hash traditionnel, les appellations se multiplient sur les résines de chanvre. Elles donnent des repères utiles, mais peuvent aussi devenir de simples arguments marketing. Le point essentiel : le nom d’une résine ne suffit pas à déterminer sa qualité, sa composition ou sa teneur en cannabinoïdes.

Frozen : un terme plus large qu’il n’y paraît
Le mot « Frozen » renvoie généralement à l’utilisation du froid à une étape de la préparation, ou à une matière végétale conservée à basse température avant séparation de la fraction résineuse. Mais il ne désigne pas une méthode unique.
On rencontre notamment Frozen Sift ou Fresh Frozen. Deux résines portant le mot « Frozen » peuvent donc présenter des textures différentes. Il vaut mieux regarder ce que la fiche produit précise sur le procédé et le lot plutôt que de s’arrêter au nom commercial.
Static Sift : un tri plus poussé du tamisage à sec
Le Static Sift appartient à la famille des méthodes de séparation à sec. Après récupération de la matière résineuse par tamisage, le terme « static » désigne généralement un tri complémentaire exploitant les différences de comportement électrostatique entre particules.
Cette appellation décrit une logique de séparation. Elle ne signifie pas automatiquement qu’une résine est meilleure, plus forte ou plus pure qu’une autre.
Piatella : une appellation à contextualiser
Le terme Piatella est associé à des résines travaillées pour obtenir une texture particulièrement souple. Son usage s’est diffusé dans le commerce, mais il ne s’agit pas d’une certification officielle ni d’une norme garantissant une méthode identique d’un produit à l’autre.
Comme pour Frozen ou Static Sift, il vaut mieux considérer « Piatella » comme une indication de style et de procédé revendiqué, puis vérifier les informations fournies.
Et le hash traditionnel ?
« Hash traditionnel » est lui aussi un terme large. Il peut regrouper différentes résines obtenues à partir de matière résineuse séparée puis travaillée ou pressée. Des noms comme Ketama, Beldia ou Afghan renvoient à des traditions et à des styles différents, sans remplacer une fiche technique complète.
Deux produits d’une même famille peuvent présenter une texture compacte, souple, sèche, friable ou plus grasse. L’aspect reste un indice, mais ne permet pas à lui seul de classer la qualité.
Le procédé ne suffit pas à juger la qualité
Une revue scientifique publiée en 2021 dans le Journal of Cannabis Research décrit différentes méthodes de séchage et d’extraction utilisées pour Cannabis sativa. Cette publication concerne le cannabis dit médicinal et non spécifiquement les résines CBD commerciales françaises ; elle montre surtout qu’un procédé n’est qu’un élément parmi plusieurs pour caractériser un produit.
Pour comparer deux résines CBD, il est plus pertinent d’examiner la méthode indiquée, les informations sur le lot, la teneur déclarée en cannabinoïdes, les analyses disponibles, la texture et la transparence des informations.
Pour observer concrètement ces différences, la gamme de résines CBD de Megadose réunit des appellations et textures au sein d’une même sélection.
Une appellation est donc un repère, pas une garantie. Frozen, Static Sift ou Piatella aident à comprendre la famille d’un produit, mais ne suffisent pas à affirmer qu’une référence est supérieure à une autre.
Source scientifique : Pourseyed Lazarjani et al., Journal of Cannabis Research (2021)
