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septembre 2017 | novembre 2017

Communauté de pratiques assistées par les traces

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Acronyme : COPRAT

  • Porteur : POURROY Franck
  • Laboratoire porteur : G-SCOP

La performance des entreprises est de plus en plus basée sur la performance collective. La performance collective s’appuie sur les collaborations internes à l’entreprise et dans des actions avec son environnement (partenaires, clients) qui inter-opèrent dans ces processus. La recherche permanente d’amélioration des performances, la nécessité de réduire l’empreinte écologique des entreprises, militent pour le développement du travail en réseau, à distance, et les plateformes collaboratives constituent un élément essentiel de cette évolution. La thématique à laquelle nous nous intéressons concerne donc les nouvelles formes d’échanges de savoirs et de mise en relations de connaissances et de compétences pour l’ingénierie. Les plateformes d’ingénierie collaborative actuelles sont principalement orientées vers le partage des outils de conception et la mise à disposition de divers moyens de communications entre les acteurs. Ces plateformes sont ainsi centrées sur le projet de conception, et permettent aux différents métiers d’interagir sur des objets intermédiaires partagés, tels que des modèles CAO ou des documents projet. Mais les besoins de collaboration sont également très présents au sein même des métiers, et un peu en marge des projets. C’est notamment le cas des métiers de la simulation numérique et du dimensionnement pour lesquels les acteurs éprouvent un besoin fort de partager leurs connaissances et savoir-faire avec d’autres experts du métier. Le dynamisme et la fréquentation de certains forums d’échanges spécialisés (par exemple XANSYS) en sont un témoignage. Les experts de simulation et dimensionnement, souvent un peu isolés au sein de leur entreprise, trouvent ainsi un support à leurs activités pour les projets par le biais de ces échanges. Cependant, l’efficacité de ces forums reste limitée. Le point d’entrée ne se fait souvent qu’au travers de questions sur la manipulation des outils de calcul utilisés. Les moyens d’échanges entre acteurs sont très pauvres (texte, images statiques). La structuration des échanges est elle aussi très réduite, rendant ainsi difficiles la recherche d’information et l’appropriation des savoirs par les acteurs. Les messages échangés sont publics, ce qui pose également la question de la propriété intellectuelle et de la valorisation des savoirs échangés. Ce dernier point est également bloquant lorsqu’il s’agit de dynamiser les échanges de savoirs entre fabricants de composants et intégrateurs (typique de l’aéronautique, de l’automobile, des micro-systèmes, ….) et de favoriser la capitalisation en interne dans les systèmes de production. La collaboration n’étant pas spontanée, un des enjeux scientifiques est de pouvoir la susciter et l’assister. L’exploitation des traces d’usage et l’élaboration, à partir de ces traces, d’indicateurs de diverses natures ont été identifiés comme des pistes intéressantes pour soutenir des processus collaboratifs et les assister par des traitements informatisés.